HRW démasqué : torturés fantomatiques ; CNDH documente

Redigé par IGIHE
Le 13 octobre 2017 à 08:33
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La CNDH/ Commission Nationale des Droits de l’Homme a critiqué, preuves à l’appui, le récent rapport de HRW/Human Right Watch de juillet 2017 accusant les services de sécurité rwandais de torture et d’assassinat de sujets rwandais.

Elle a organisé ce vendredi 13 octobre une conférence faisant état des résultats d’une enquête conduite à cet effet. Selon elle, les personnes citées par HRW comme torturées et assassinées par les forces de l’ordre sont bien vivantes, que celles qui sont décédées sont mortes de mort naturelle.

En effet dans son dernier rapport de 60 pages portant titre "All Thieves must be killed" (Tous les brigands doivent être tués) du 5 juillet dernier, HRW parle d’une opération systématique de chasse des voleurs et brigands par les forces de l’ordre rwandaises ; soit au moins 37 personnes soupçonnées avoir commis des infractions entre juillet 2016 et mars 2017 en Province de l’Ouest.

La Présidente de la CNDH, Mme Nirere, a dit qu’aussitôt le rapport HRW publié, CNDH est allée sur terrain pour vérification des faits.

Résultats de l’enquête
"Le rapport HRW met parmi les morts des personnes bien vivantes dont Nsanzabera Tharcisse, Majyambere Alphonse, Nyirabavakure Daphrose, Karasankima Jovan, Habyalimana Elias, Nzamwitakuze Donati et Hanyurwabake Emmanuel.
Au nombre de personnes mortes citées dans le rapport, la CNDH a constatée qu’elles ont été assassinées à des périodes différentes, que même les circonstances de la mort de ces dernières ne sont pas nécessairement celles qui sont rapportées dans le rapport. Il y a celles qui sont mortes dans des accidents de circulation routière, celles qui sont victimes de querelles interpersonnelles et dont les meurtriers sont actuellement poursuivis en justice", a ainsi déclaré la Présidente de la CNDH, Mme Nirere avant de clarifier ses propos :

"Le rapport de la HRW déclare des morts qui sont vivants et des morts de maladie. Tout cela est bien couché dans notre contre enquête. Notre enquête a porté sur 43 personnes pour constater que deux personnes citées pour mortes dans le rapport HRW ne sont en fait qu’une seule personne.
Ce n’est pas seulement cela. Le rapport HRW fait état de sept personnes tuées par les forces de l’ordre (armée, police, DASSO/District Administrative Security Support Organ). Au nombre de celles-ci un certain Tharcisse Nsanzabera a été déclaré disparu par HRW le 17 octobre 2016 puis tué. Nous l’avons retrouvé dans la prison de Nyakiliba, détenu pour vol de bétail", a dit Mme Nirere tentant de montrer que les données publiées par HRW sont la plupart de cas trop erronnées.

La CNDH a mené ses investigation au cas par cas. Son rapport cite un certain Alphonse Majyambere donné par HRW pour mort tué par la Police ou le DASSO. "La CNDH est allée le voir chez lui bien assis au milieu de sa famille", a-t-elle dit. Pour le cas de Mme Daphrose Nyirabavakure et son mari, a poursuivi la présidente, la Commission est allée chez elle pour trouver que le couple avait émigré il y a trois ans dans l’Est de la RDC. C’est, a-t-elle dit, ce qu’ont confié les voisins et les autorités de base.

Jovan Karasankima pris pour mort par la HRW après avoir volé un mouton. La CNDH l’a retracé comme gardien de troupeau dans le district Ngororero tandis qu’un certain Elias Habyarimana est donné pour ètre assassiné dans le lac Kivu où il pêchait avec des filets prohibés. CNDH a retracé en Belgique.

Le rapport de la CNDH décortique celui de HRW au cas par cas pour l’évider de tout son sens. Des accusations triviales sont également rapportées et vérifiées dont un certain Donat Nzamwitakuze soi-disant tué par l’armée pour avoir volé une moto. La CNDH est allée, dit la présidente, s’entretenir avec ses voisins de village qui lui ont déclaré que lui et sa famille ont émigré en Uganda chez son beau père, qu’il vient de temps à autre leur rendre visite.

La CNDH a mis à nu tous les colportages de HRW, de faux témoignages non vérifiés par HRW.

Pourra cet HRW traiter toute information qu’il reçoit avec toute la vérification qui s’impose avant de la publier ?
Parle-t-il de torture des ex- combattants FDLR torturés par les services de renseignement rwandais ? Comment s’il en est ainsi peuvent ces services espérer avoir de nouveaux combattants qui déposent les armes et rentrer au pays ?

Bref, HRW montre qu’il est ou délibérément, ou crédule dans la collecte des informations sur les violations des droits humains au Rwanda.

De mémoire d’homme, il est carrément impensable qu’un agent de l’ordre tue un citoyen pris en flagrant délit de vol de chèvre.
Un observateur sur terrain se demanderait quel mouvement cache une telle transmission d’information erronée de l’informateur au destinataire.


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