Dr Mugesera : Fausse Plainte à la Cour Africaine ; beaucoup de publicité gratuite

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 6 octobre 2017 à 09:08
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Le quotidien canadien La Presse a publié une dépêche ce jeudi 28 septembre à propos d’une plainte déposée à la greffe de la Cour Africaine des Droits de la Personne et des Citoyens au profit du rwando canadien Dr Léon Mugesera, extrude au Rwanda par les autorités canadiennes et reconnu coupable des crimes de génocide des Tutsi de 1994 qui lui étaient reprochés. Il a, par la suite, écopé une peine d’emprisonnement à perpétuité qu’il est entrain de purger dans la Prison de Nyanza.

Cette plainte formulée par ses avocats canadiens Généviève Dufour et Philippe Larochelle en complicité nourrie par une Clinique juridique de David Pivot qui a surchauffé 30 étudiants canadiens de l’Université de Sherbrooke autour d’une cause, celle de ce docteur en Lettres Léon Mugesera ; un intellectuel rwandais en 1992 qui a inculqué dans la masse d’incultes Bahutu de Kabaya dans l’actuel ; district de Ngororero/Sud Ouest du Rwanda le courage de comprendre que le Tutsi n’est autre qu’ “une vipère ӑ éliminer sans remords”.

La plainte ?

La Clinique juridique de M. David Pivot a-t-elle visité le dossier du procès du Docteur Léon Mugesera pour se rendre compte de quelconques irregularités ? Non. Encore qu’elle n’en a pas besoin, les faits commis étant très clairs. L’accusation s’est basée sur le discours incendiaire de Kabaya du 22 novembre 2017. Il a été traduit du Kinyarwanda par un professeur Thomas Kamanzi de l’IRST (Institut de Recherche Scientifique et Technique). A cause de sa virulence, il a eu un impact désastreux immediate. Ceux qui étaient d’honnêtes et paisibles citoyens de Ngororero ont pris les machettes pour décimer leurs voisins tutsi, les Bagogwe.

Tout cela, David Pivot, le directeur de la Clinique Juridique de Sherbrook le sait. Mais les 30 jeunes canadiens sont innocents. Il a profite de la fougue et de la révolte facile de la jeunesse pour leur dire que son ami le Dr Léon Mugesera est détenu dans des conditions inhumaines au Rwanda. Il peut aussi ajouter “injustement” que cela ne m’étonnerait pas.
De là à réveiller les anciens avocats du monsieur, les jeunes peuvent et ont pu le faire sans problème. Et la plainte ?
Les droits du détenu Léon Mugesera bafoués dont les visites, l’alimentation équilibrée, et autres.
Les jeunes font du tapage sans savoir qu’ils alimentent des cercles de négationnistes du genocide des Tutsi de 1994. Ils sont juste humains et trouvent que toute personne, si criminal soit-il doit voir ses droits fondamentaux respectés. Pourtant David Pivot sait bien ce qu’il fait. Il n’a pas fait l ;e déplacement de Kigali ou de Nyanza à quelques 80 Km de la capital pour visiter le détenu, certainement son ami.
Il a donc joué sur la fibre sensible des gens biens élevés qui se révoltent chaque fois que les droits humains sont violés dans le monde.

Il va donc aiguillonner les anciens avocats du détenus, Dufour et Larochelle, qui ont tout fait, dans le temps, pour qu’il ne soit pas extradé pour faire face à la justice rwandaise.

Le négationnisme du génocide en marche
Si les deux avocats avaient fait le déplacement de Kigali pour rendre visite à leur ancient client, auraient-ils été inquiétés par les instances judiciaires ou policières rwandaises ? Les sources qu’ils ont consulté pour formuler une plainte à la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Citoyens ont-elles d’autres motivations caches, disent-elles la vérité ou elles aussi ont été instrumentalisées ? Ce qui est sûr, la piste des négationnistes du genocide des Tutsi de 1994 est à privilégier dans cette saga.

“Ceci est faux sur toute la ligne. Le détenu Dr Léon Mugesera reçoit des visites autant qu’elles se presentment. La prevue ? Ce 22 septembre 2017, une parenté du détenu, Mme Cécile Uwayezu est venue le voir. Un peu plus tard, le 27 septembre, son avocet, Me Jean Félix Rudakemwa s’est présenté. Il faut noter que cet avocet est autorisé à le voir une fois la semaine”, a confié à la presse Hilaire Sengati, le Porte parole du Rwanda Correctional Service, la direction nationale du service pénitentiaire rwandais.

Des droits du détenus violés ?
Le Porte parole de RCS refute cette batterie d’accusation selon quoi le détenu serait dans des conditions atroces.
“Dans sa prison, Léon Mugesera jouit des standards internationaux. Il occupe une chambere individuelle assez vaste et équipée d’une sale de bain à mélangeur d’eaux chaude et froide, d’un WC et d’un poste de television abonné au DSTV pouvant capter plusieurs stations d’information, de diverstissement. Il a aussi droit au choix varié de son menu de table y compris le poulet ou le poisson. Veut-il faire du sport, veut-il aller au culte… eh bien tout lui est garanti”, a confié Sengati qui soupçonne un agenda caché derrière ce tapage médiatique et judiciaire de son ami canadien.

“Mugesera, en tant que sujet de justice purgeant sa peine pour crimes de genocide des Tutsi de 1994, pour avoir été un cerveau de ce genocide ; lui autant que ses sympathisants véhiculent l’idéologie du négationnisme du genocide avec l’idée de faire une grande publicité tendant à annuler la consistance des jugements rendus”, a-t-il ajouté.

Un ancien collègue de ce reclus de justice trouve plutôt comprehensible comment il a pu induire en erreur ses amis canadiens.
“Il était chercheur à l’Université de Laval avant d’être poursuivi par la justice canadienne et d’être extradé au Rwanda. Ses etudes doctorales, il les a faites dans cette université avant de rentrer au pays, d’enseigner à l’UNR et de s’intéresser à la politique criminelle ségrégationniste. Il était dans tous les coups bas. On le voyait prendre des grands airs et très ambitieux par tous les moyens. Il se conçoit qu’il s’est fait beaucoup d’amis depuis qu’il s’est réfugié peu après son discours incvendiaire de Kabaya.
Il peut tromper facilement les honnêtes Canadiens qui l’ont vu venir peu avant 1994. Comme ils ne connaissent pas la portée d’une dithyrambe ségrégationniste, une opinion canadienne proche de lui a des sentiments mitigés”, a dit ce chercheur qui a connu le détenu depuis ses années de jeunesse à l’Université Nationale du Rwanda tôt dans les années 60.

Pour lui, Mugesera père de six grands enfants, il est normal que ces derniers tissent des cercles autour d’eux, propageant des informations qui tiennent souvent des rumeurs et fausses vérités colportées par de grands et nombreux cercles des négationnistes du génocide des Tutsi ; rumeurs tournant autour du régime de vie de ce tristement célèbre détenu . “Il est difficile que ton enfant accepte que le père est criminel”, a-t-il dit


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