Deux cas de torture au Burundi soumis aux Nations-Unies
Publié le 1er-07-2016 - à 15:49' par IGIHE

Deux cas de torture commis au Burundi ont déjà été soumis au Comité contre la Torture des Nations Unies. Il s’agit de Boniface Ntikarahera et du Général-Major Cyril Ndayirukiye torturés par des personnalités de notoriété publique. Le premier a subi le martyr sur ordre du Maire de la ville en octobre 2010. Le second, accusé de tentative de coup d’Etat,a connu le calvaire au mois de Mai 2015.

Des dossiers d’enquête sur les deux cas avaient été ouverts au parquet général de la République, mais les présumés auteurs ne se sont jamais présentés devant le magistrat instructeur, encore moins appréhendés. Selon les avocats des victimes de torture, il y a un bon nombre de dossiers qui ont été soumis au Comité des Nations-Unies contre la Torture :

« Certains dossiers spécifiques ont amené le Comité des Nations-Unies contre la torture à condamner le Burundi. Mais malheureusement, ces dossiers n’avancent pas car les victimes ne sont pas indemnisées et les auteurs ne sont pas condamnés, » déplore Maître Janvier Bigirimana.

Le commissaire principal de police Gabriel Nizigama, ancien ministre de la sécurité publique et le Général Etienne Ntakarutimana dit Steve, chef du Service National des Renseignements sont accusés d’être les commanditaires des tortures sur la personne du Général-Major Ndayirukiye, précise son avocat. Cependant, le procureur général de la République n’a pas considéré les plaintes :

« On a déposé le dossier chez le procureur général Valentin Bagorikunda, mais il l’a mis au fond du tiroir. C’est ainsi qu’on a soumis notre cas au Comité des Nations-Unies contre la Torture. L’affaire a été enregistrée le 22 Décembre 2015. Aujourd’hui on attend que la condamnation soit prononcée car il est clair que le Général Ndayirukiye a été torturé le jour de son arrestation », indique Maître Lambert Nigarura.

Une autre victime dont le cas a été analysé par le Comité contre la torture est Boniface Ntikarahera. Il a été violenté en octobre 2010 par le Maire de la ville de Bujumbura de l’époque Evrard Giswaswa. Ce dernier aurait tenté de régler l’affaire à l’amiable, ce qui est déplorable pour l’avocat de la défense :

« Il ne peut y avoir de règlement à l’amiable lorsqu’il s’agit d’un crime aussi grave.Nous n’avons pas encore toutes les données requises pour affirmer qu’Evrard Giswaswa fait partie des tortionnaires. Mais si cela s’avère vérifié, il s’agira d’un comportement inexcusable d’une telle personnalité. »

Le Comité contre la torture ne s’est pas encore prononcé pour ces deux cas. Chaque année le 26 juin, le monde commémore la journée de soutien aux victimes de torture. Au Burundi, les défenseurs des droits de l’homme affirment que jusqu’en 2014 les cas de torture avaient quasiment disparus. Mais avec la crise liée au 3ème mandat qui a débuté en avril 2015, plusieurs dizaines de cas de torture ont de nouveau été répertoriés.

avec rpa


Kwamamaza
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