Sénégal : disparition du musicien Ablaye Mbaye

Publié par igihe
Le 10 janvier 2017 à 11:46
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Le chanteur sénégalais Ablaye Mbaye est décédé hier à Dakar après avoir fait un malaise en studio où il travaillait sur son dernier album, prévu pour sortir dans moins d’un mois. Ablaye Mbaye, chanteur non voyant avait 35 ans. Le chanteur Youssou Ndour, qu’il avait accompagné pendant plusieurs années, a regretté le décès d’ « un petit frère ».

« Ablaye est décédé » lundi soir après avoir fait « un malaise en studio », a déclaré à l’AFP Guissé Pène, important acteur culturel au Sénégal et un de ses proches. Selon lui, le musicien procédait alors aux « derniers réglages pour la sortie de son album prévue le 4 février, un album intitulé ’Intérêt général’ ».

Né en 1981 à Dakar dans le quartier de la Medina, Ablaye Mbaye, à l’état civil Abdoulaye Mbaye, est issu d’une famille de griots. Le jeune garçon, qui est aveugle -il fut pensionnaire de l’Institut national des aveugles de Thiès-, a commencé à chanter à l’âge de 12 ans selon sa biographie officielle. Ablaye Mbaye est l’auteur de quelques albums et de plusieurs chansons à succès dans le pays et la région, notamment Yaay, maag na (« Maman, j’ai grandi » en langue wolof), et a travaillé avec de nombreux musiciens parmi lesquels Youssou Ndour, Disiz et Kery James.

avec AFP

Selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), son premier album, Nila démé, sorti en 1995, a été produit par Youssou Ndour. La star sénégalaise a rendu hommage cette nuit à son « petit frère » sur le réseau Twitter.

Le rappeur Disiz La Peste lui a également rendu hommage dans la nuit dans un communiqué. « Je viens d’apprendre que Ablaye M’Baye nous a quitté. J’avais enregistré avec lui plusieurs morceaux dont un qui a une valeur particulière à mon cœur : Sant Yallah. Mes pensées à sa famille, ses proches et tous ceux qui ont connu l’être chaleureux et lumineux qu’il était. Ablaye était non voyant et je ne sais par quel prodige, à part celui de voir avec le cœur, il arrivait à être si indépendant. Je me souviens de ses mains douces qui serraient les miennes lorsqu’il me parlait en studio. Je me souviens de son rire lorsque je tentais de parler wollof. Mais surtout je me souviens de sa voix la première fois que je l’ai entendu chanter. Je n’ai rien dit parce que le jeune rappeur que j’étais était fier, mais combien de fois et ce soir plus que jamais je pleure en écoutant sa voix touchée par la grâce. Dieu est Grand. Je te souhaite un repos en paix. Merci mon frère. Sérigne M’Baye ».

Avec rfi.fr


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