Le fait divers du jour : 40 ans de prison pour l’homme qui avait ébouillanté un couple gay endormi

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 26 août 2016 à 03:51
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ETATS-UNIS - Martin Blackwell, un habitant d’Atlanta âgé de 48 ans, avait versé de l’eau bouillante sur le fils de sa petite amie et le compagnon de celui-ci après les avoir trouvés endormis dans le même lit. Il a été condamné cette semaine à 40 ans de prison.

Il avait expliqué avoir voulu donner "une leçon" aux deux jeunes hommes. "Vous n’avez pas le droit de blesser quelqu’un parce que vous n’aimez pas la façon dont cet individu vit sa vie", lui a répondu l’accusation lors de son procès. Au mois de février dernier, Martin Blackwell, chauffeur routier de 48 ans, avait surpris Anthony Gooden, le fils de sa compagne, au lit avec son petit ami, Marquez Tolbert. Tous deux avaient récemment annoncé qu’ils étaient en couple. Mais ce soir-là, l’Américain originaire d’Atlanta (Géorgie) était entré dans une fureur telle qu’il s’était rendu à la cuisine, avait fait bouillir une casserole d’eau avant d’en asperger les deux jeunes hommes, grièvement brûlés.

Pour cet acte homophobe, il a été condamné cette semaine à 40 ans de prison, reconnu coupable de huit chefs d’accusation, dont celui de "tentative de meurtre" - le caractère homophobe de son geste n’a pas été directement retenu car la Géorgie ne dispose pas de loi sur les crimes de haine -, rapporte le Washington Post.

"Je me suis réveillé avec la douleur la plus inimaginable de toute ma vie"

Marquez Tolbert, 21 ans, est venu témoigner au procès de la violence de l’acte de Martin Blackwell : "Je me suis réveillé avec la douleur la plus inimaginable de toute ma vie", a-t-il raconté à la barre, dans un témoignage entrecoupé de sanglots. Lui comme Anthony Gooden, qui avait dû être plongé durant plusieurs semaines sous coma artificiel, portent encore les séquelles de cette terrible nuit. Après avoir subi de nombreuses greffes cutanées, il doit porter des vêtements compressifs et éviter les rayons du soleil pour ne pas qu’ils exacerbent ses brûlures.

Lors de son arrestation, Martin Blackwell avait tenté de minimiser son geste face à la police : "Ils étaient collés l’un à l’autre comme deux hot-dogs, alors je les ai aspergés d’un peu d’eau chaude pour les aider à se décoller".

Metronews.fr


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