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[Reportage] Calais : à bord d’un bus avec des réfugiés soudanais

Publié par Jovin Ndayishimiye
Le 26 octobre 2016 à 08:16
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Au deuxième jour du démantèlement de la « jungle de Calais », les opérations de nettoyage ont commencé, mardi 25 octobre 2016. La veille, plus de 2 000 personnes, dont 600 mineurs, ont été transférées vers des centres d’accueil prévus à cet effet. La plupart d’entre eux sont originaires du Soudan. Ce mardi, ce sont plutôt des Afghans qui étaient en cours de transfert.

Avec notre envoyée spéciale à Calais, Alice Pozycki

Trente-deux réfugiés soudanais sont partis en bus, en direction de la commune de Cantin (Nord), dont ils ont appris l’existence cinq minutes avant de prendre place à bord. Cela ne pose de problème à personne, et de toute façon, « cela ne peut pas être pire que le bidonville de Calais », disent certains.

Tous l’ont d’ailleurs quitté sans regret, sauf peut-être celui de devoir laisser certains bénévoles avec qui ces hommes ont échangé et tissé des liens pendant des mois. L’un des réfugiés présents, Mohammad Ismaïl, a dû dire « au revoir » à Anna, une jeune bénévole qui lui a donné des cours de français.

Au moment de quitter Calais, il a sorti un bracelet de sa poche, fait de tissu, aux couleurs de la France pour rendre hommage à ces bénévoles et montrer qu’il souhaite s’installer sur le territoire. Il dit vouloir revenir à Calais, un jour, pour revoir ces hommes et ces femmes qui l’ont aidé, depuis son arrivée dans le bidonville en avril dernier.

Prise en charge rapide à l’arrivée au centre

Avant cela, il s’agit de prendre ses marques à Cantin. Les migrants de ce car vont bénéficier de cours de français et d’une formation professionnelle. Quand on demande à Mohammad Ismaïl ce qu’il veut faire en premier à son arrivée, il répond qu’il veut d’abord se reposer et partir à la rencontre des habitants de Cantin.

D’abord, il va découvrir sa chambre. Après six mois passés dans la « jungle », et une heure et demi de bus, Mohammad Ismaïl arrive au centre. La prise en charge est rapide, tout comme la remise des clés. La chambre est petite, le confort spartiate et la déco un peu vieillote.

Le jeune homme ne se formalise pas. Pour la première fois de sa vie, il a sur place une porte qui ferme à clé. Originaire du Darfour, il n’avait jamais vécu ailleurs que dans des camps de fortune ou de déplacés auparavant.

Avec rfi.fr


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