Près d’un quart de la superficie du Rwanda est couvert de forêts

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Le 18 juillet 2011 à 10:41

La superficie nationale totale de 26.338 km2 est couverte à 22% par des massifs forestiers, révèlent des sources institutionnelles en cette année internationale des forêts consacrée par les Nations Unies.
Au classement officiel, l’Ouest du Rwanda est le plus nanti en forêts avec un taux de 42%, contre 36% pour le Sud, 15% pour le Nord, 5% pour l’Est et 2% pour la ville de Kigali en tant qu’entité administrative.
Les plantations forestières occupent une superficie de 17,9%, selon les statistiques (...)

La superficie nationale totale de 26.338 km2 est couverte à 22% par des massifs forestiers, révèlent des sources institutionnelles en cette année internationale des forêts consacrée par les Nations Unies.

Au classement officiel, l’Ouest du Rwanda est le plus nanti en forêts avec un taux de 42%, contre 36% pour le Sud, 15% pour le Nord, 5% pour l’Est et 2% pour la ville de Kigali en tant qu’entité administrative.

Les plantations forestières occupent une superficie de 17,9%, selon les statistiques communiquées à Xinhua récemment à Yaoundé par Thadée Habiyambere, observateur indépendant.

De l’avis du président du Forum national de la Conférence des écosystèmes des forêts denses et humides d’Afrique centrale (CEFDHAC), le commerce du charbon de bois rapporte au trésor public rwandais 52,6 millions USD environ par an, soit 2% du PIB (produit intérieur brut).

La consommation du bois par la population constitue plus de 90% de toutes les sources d’énergie. Le gouvernement prévoit de réduire ce taux à 30% d’ici à 2013. En 1993, le pays comptait 80.000 hectares de boisements domaniaux. 

A cause des déplacements massifs de la population dus au génocide des Tutsi de 1994 et la guerre qui l’a précédé, 30.000 hectares ont été détruits. 104.000 hectares il y a une vingtaine d’années, le domaine national global a chuté à 71.700 hectares pour les mêmes raisons. D’une superficie de 7.000 hectares, le domaine couvert par les boisements de districts est insignifiant à côté des plus 60.000 hectares occupés par les boisements privés.

« Les plantations communales sont en régression à cause de la faible capacité technique et financière des communes à élaborer et mettre en œuvre un plan de gestion d’aménagement de ces plantations », dit Emmanuel Ndereyimana, responsable administratif.

« Chez nous, il y a une loi qui règlemente le secteur forestier. Cette loi reconnaît l’existence des forêts de districts, les districts qui sont équivalents aux communes dans un autre système. Comme la loi reconnaît aussi l’existence des forêts d’Etat et des forêts privées. Il y a toute une procédure de gestion de ces forêts », décrit l’acteur de la société civile. 

Outre les forêts de plantation couvertes pour la plupart d’eucalyptus plantés depuis l’époque coloniale et de nouvelles espèces, les forêts de district rwandaises se distinguent en outre par une composante d’agroforesterie faite de petits boisements et d’arbres disséminés dans des champs des populations. 

« La loi de 1988 qui est en vigueur actuellement et dont d’ ailleurs la procédure de révision est avancée au niveau du Parlement, prévoyait que les communes paient une redevance auprès du Fonds forestier national. La redevance, c’est 1% des recettes d’exploitation. Si la population exploite un boisement qui excède plus de deux hectares, elle doit avoir un permis d’exploitation pour qu’il n’y ait pas de coupe anarchique », témoigne Thadée Habiyembere.

Si les forêts couvrent 22% du territoire rwandais, environ 8,3% de ce même territoire est classé en aires protégées.

Photo : La forêt de Gishwati dans le nord-ouest du Rwanda


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