Le tour du monde du sexe : les Moso, sans père ni mari

Redigé par Le Point
Le 2 août 2017 à 11:19
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Ce royaume perché sur les pentes de l’Himalaya, dans le sud-ouest de la Chine, fait probablement la joie des Femen. Ici, les hommes comptent pour du beurre. En 1924, l’explorateur américain Joseph Rock, qui découvrit cette tribu tibétaine, décrivit ce royaume caché comme étant « le dernier endroit paisible de la planète, le dernier endroit où la guerre n’a jamais existé, où les habitants vivent en harmonie ».

Les ethnologues actuels confirment cette affirmation, décrivant une société sans rapport de domination entre les hommes et les femmes, sans querelle de propriété. Aucun mot n’existe pour désigner la guerre ou le meurtre. Est-ce possible ? Faudrait y envoyer en stage quelques fous d’Allah...

Les Moso, qui forment une des plus petites minorités ethniques de Chine, sont parfois qualifiés de peuple fossile en tant que derniers représentants d’un matriarcat originel. Autant l’annoncer bille en tête : chez les Moso, les hommes sont des individus de second rang. Seule l’ascendance féminine compte, la transmission du nom et des biens ne se fait qu’entre femmes. Le mariage et la vie conjugale ne sont pas de mise.

La sexualité est totalement libre. C’est-à-dire que les relations sexuelles se font selon le désir de chacun. Le nombre d’amants et le changement de partenaires restent libres. Le nourrisson qui naît ne connaît que sa mère et les frères de celle-ci lui servent de pères. Autrefois, les enfants ne connaissaient même pas l’identité de leur père, cela a changé avec l’arrivée de l’administration chinoise dans les années 50.
« Mariage à pied »

Les activités amoureuses pour les garçons et les filles débutent vers 13 ans, l’âge de leur majorité. La fille est dotée d’un nouveau nom et reçoit la clef de sa « chambre des fleurs » où elle accueillera ses amoureux en toute liberté. Par discrétion, ceux-ci entrent souvent par la fenêtre, à la tombée de la nuit et repartent avant l’aube. C’est la « visite furtive » ou « le mariage à pied ». Une femme peut recevoir plusieurs visites au cours de la même nuit. Ni l’âge ni le statut social n’entrent en ligne de compte dans le choix des amants.

En revanche, les partenaires masculins qui viennent de loin sont les plus recherchés et les plus prestigieux, une façon d’écarter la consanguinité. Bien entendu, la femme ne peut pas choisir ses amants parmi son clan matrilinéaire. Sinon c’est « se conduire comme des animaux ».

Entre membres de sexe opposé d’un même clan, il est interdit d’évoquer toute sexualité, de même qu’il est défendu de danser côte à côte dans les fêtes villageoises. Aujourd’hui encore, hommes et femmes d’un même clan ne regardent pas ensemble la télévision pour éviter de tomber sur des scènes d’amour. Pour faire connaître leur désir, les hommes grattent la paume de la main de la fille convoitée, si elle ne la retire pas, c’est bon signe, il pourra lui rendre visite le soir même. De même si elle ne se fâche après qu’il a saisi un objet de parure.

Arrosoir

Seul l’amant préféré est parfois invité à partager les repas familiaux. Il peut également effectuer de courts séjours chez elle, mais en travaillant et en acceptant les visites nocturnes de ses concurrents. Si les rencontres restent secrètes, c’est pour éviter la jalousie qui pourrait déstabiliser le village. Au demeurant, il n’existe aucun mot dans la langue moso pour désigner ce sentiment. En tout cas, cette grande liberté a le mérite de supprimer toute frustration et d’éviter le recours à la prostitution.

Pour les Moso, le sperme n’entre pas directement dans la fabrication de l’enfant. Ce sont les os qui transmettent les caractères héréditaires de la femme. L’homme n’est qu’un arrosoir dont le sperme équivaut à la pluie qui fait pousser l’herbe. Dans l’étreinte, la femme trouve le plaisir avec, éventuellement, un enfant au bout. Tandis que l’homme cherche un orgasme et fait preuve de générosité pour la femme voulant un enfant.

Dans la Chine actuelle, pour bénéficier de prestations sociales et voir son enfant inscrit dans une école, il faut qu’il figure dans un livret de famille. Pas de problème, à chaque rencontre furtive, un certificat de mariage peut être délivré, donnant droit à un livret de famille. Si le père veut rester inconnu, alors un oncle maternel endossera la paternité


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