Congo : Ouverture du procès de Marcel Ntsourou, ex-chef adjoint du Renseignement

Publié par Afriquinfos
Le 3 juillet 2014 à 09:28
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Le procès de Marcel Ntsourou, ancien chef adjoint des services de renseignement congolais, s’est ouvert mercredi matin devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Brazzaville, qui le juge entre autres pour rébellion.

Marcel Ntsourou, ex-colonel âgé de 57 ans, a été arrêté le 16 décembre 2013 au terme de violents affrontements entre ses miliciens et l’armée en plein centre de la capitale congolaise.

Selon l’acte d’accusation, il est poursuivi, avec 113 autres personnes pour "rébellion, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, coups et blessures volontaires, atteinte à la sûreté intérieure de l’État, association de malfaiteurs".

"L’affaire est grave", a déclaré le procureur général Raphaël Bitsy.

"Il nous faut un débat civilisé [...] détaché de toute injure et attaque politique", a-t-il ajouté.

Ancien commandant en second du Conseil national de sécurité (CNS), M. Ntsourou avait joué un rôle décisif dans le retour au pouvoir du président Denis Sassou Nguesso en 1997 à la fin de la guerre civile.

Colonel, il avait attendu pendant plus de dix ans, en vain, d’être élevé au grade de général et en vouait une rancune tenace au président congolais. Il était tombé en disgrâce avec sa mise en cause dans l’explosion du dépôt de munitions de Mpila, quartier résidentiel de Brazzaville, qui avait fait près de 300 morts le 4 mars 2012.

Le procès doit durer jusqu’au 20 août.

Dans la salle d’audience, les accusés étaient plus nombreux que le public. A l’extérieur, un fort déploiement de policiers et de gendarmes bouclait les axes d’accès au palais de justice, filtrant les entrées.

M. Ntsourou était vêtu d’un abacost (costume local à col mao) vert. Les autres accusés portaient chacun un gilet vert olive affichant un matricule de prisonnier.

C’est la troisième fois que M. Ntsourou est jugé par la Cour criminelle.

En 2005, il avait été acquitté dans l’affaire dite des disparus du Beach, qui porte sur la disparition de quelque 350 Congolais à leur retour d’exil à Brazzaville en 1999.

En 2013, à l’issue du procès de l’explosion de Mpila, il était ressorti libre après un an et demi de détention préventive, mais avec une condamnation à cinq ans de travaux forcés avec sursis.


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