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Charlie Hebdo : un choc traumatique salutaire ?

Redigé par igihe
Le 10 janvier 2017 à 11:55

Sidération, effarement, horreur, les mots ne sont pas assez forts pour exprimer ce que nous ressentons après les assassinats sauvages de douze personnes à la rédaction de Charlie Hebdo. L’émotion nous rassemble, nous unit. Mais après ? Comment ne pas céder à la peur ? Voire à la haine ? Comment ne pas jouer le jeu des terroristes ? Charles Rojzman est sociothérapeute. Il arpente depuis toujours les banlieues mais aussi des zones de conflit comme au Rwanda. Il répond à nos questions.
Psychologies : (...)

Sidération, effarement, horreur, les mots ne sont pas assez forts pour exprimer ce que nous ressentons après les assassinats sauvages de douze personnes à la rédaction de Charlie Hebdo. L’émotion nous rassemble, nous unit. Mais après ? Comment ne pas céder à la peur ? Voire à la haine ? Comment ne pas jouer le jeu des terroristes ? Charles Rojzman est sociothérapeute. Il arpente depuis toujours les banlieues mais aussi des zones de conflit comme au Rwanda. Il répond à nos questions.

Psychologies : Quelle est votre réaction à l’attentat perpétré contre le journal Charlie Hebdo ?

Charle Rojzman  : Ma première réaction est celle d’une immense tristesse. Comme beaucoup, j’ai été accompagné tout au long de ma vie par les dessins et les écrits de ces gens qui ont été tués. C’est donc une tragédie qui me touche de près, comme on est touché par un décès brutal et injuste d’une personne de sa famille.

Et puis j’ai des réflexions. Qui sont la suite de réflexions que je mène depuis un certain temps. A savoir que notre pays est très divisé autour de ces questions d’identité, de laïcité, avec des points de vue très irréductibles. Autour des questions sociales et économiques, il y a une espèce de désespérance générale, tout le monde est dans l’attentisme de ce qui peut se passer. Mais autour des questions d’islam et d’immigration, il y a une véritable fracture et une France coupée en deux. Il y a une partie des Français qui pense que le problème, c’est l’immigration, l’islam, que les deux représentent une menace pour l’identité française et européenne. Et une autre partie qui pense que c’est mal de penser comme ça. Et ce fossé n’est pas très visible parce que ceux qui font souvent preuve d’islamophobie appartiennent à des milieux populaires. Ce sont des milieux qui parlent peu, à qui l’on donne peu la parole. A l’inverse, ceux qui cultivent la tolérance et un certain amour de la multi culturalité font plutôt partie des (...)

Avec yahoo.fr


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