Urgent

Cameroun : des médias accusés de position partisane sur la question anglophone

Redigé par igihe
Le 22 janvier 2017 à 02:59

Au Cameroun, les médias privés entrent en résistance après avoir été menacés de fermeture par le Conseil national de la communication (CNC). Cette instance gouvernementale leur reproche des prises de position partisane dans le traitement de la question anglophone, à l’origine d’une grosse crise sociopolitique qui a cours dans le pays depuis bientôt deux mois.
Le communiqué du Conseil national de la communication (CNC), sous forme de mise en garde, a été accueilli avec surprise au sein de la rédaction (...)

Au Cameroun, les médias privés entrent en résistance après avoir été menacés de fermeture par le Conseil national de la communication (CNC). Cette instance gouvernementale leur reproche des prises de position partisane dans le traitement de la question anglophone, à l’origine d’une grosse crise sociopolitique qui a cours dans le pays depuis bientôt deux mois.

Le communiqué du Conseil national de la communication (CNC), sous forme de mise en garde, a été accueilli avec surprise au sein de la rédaction de Canal 2 International, l’un des médias nommément cités et sur lequel pèse la menace de suspension temporaire ou définitive.

« Nous sommes surpris par ce communiqué du président du Conseil national de la communication qui nous indexe au sujet du traitement de l’information liée à ce qui est aujourd’hui appelé "le problème des anglophones" », explique Jean Bruno Tagne, directeur général adjoint en charge de l’information dans ce média camerounais.

« Nous ne nous souvenons pas, à aucun moment donné, avoir eu un traitement partial de cette affaire. Nous aurions aimé que le Conseil national de la communication nous indique précisément qu’est-ce que nous avons fait qui soit contraire à l’éthique ou à la déontologie journalistique », a-t-il précisé.

« Il n’est pas question de nous interdire de traiter du problème »

La chaîne, l’une des plus regardées du pays, n’entend néanmoins pas reculer dans le traitement de cette actualité chaude. « Il n’est pas question pour nous de nous interdire de traiter du problème qui se pose dans la partie anglophone du Cameroun. C’est un problème camerounais. Nous sommes une chaîne de télévision camerounaise. Donc nous allons en parler », scande Jean Bruno Tagne.

Frédéric Boungou, directeur de publication du quotidien Le Messager également cité dans le communiqué du CNC, est quasiment sur la même position. « Le journal, indique-t-il, réserve sa réponse au CNC dans sa prochaine parution, demain lundi, avec en prime un autre dossier sur la crise anglophone. » Autant dire que la presse camerounaise, sur cette question, est prête à engager le bras de fer avec le régulateur.

Avec rfi.fr


Publicité

AJOUTER UN COMMENTAIRE

REGLES D'UTILISATIONS DU FORUM

Publicité