Ouganda : le FMI table sur une croissance de 6,5% dans la production pétrolière et les infrastructures à l’horizon 2021

Publié par IGIHE
Le 25 mai 2017 à 06:42
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La Banque mondiale (BM) a annoncé ce dimanche 19 mars que 57 milliard de dollars d’investissements sur les trois prochaines années allaient être mobilisés pour l’Afrique subsaharienne. L’essentiel de ce financement (45 milliards dollars) sera issu de l’Association Internationale de Développement (AID), l’agence de la BM qui accorde des dons et des crédits à taux zéro aux pays les plus pauvres.

Quelques 8 milliards viendront de financements privés par le biais de la Société financière internationale (IFC), une autre antenne de la BM, et 4 milliards de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), la filiale de la BM dédiée aux pays à revenu intermédiaire, a précisé le président de l’institution financière internationale, Jim Yong Kim, cité dans un communiqué.

"Cela représente une occasion unique de modifier la trajectoire du développement en Afrique subsaharienne. Avec ces engagements, nous allons pouvoir travailler avec nos clients pour significativement développer les programmes en faveur de l’éducation, des services de santé de base, de la propreté de l’eau et de son traitement, de l’agriculture, du climat des affaires, des infrastructures et des réformes institutionnelles", a-t-il ajouté.

Le président de la BM doit se rendre dès dimanche en Rwanda et en Tanzanie pour mettre en exergue le soutien de son institution à la région. Un soutien salué par beaucoup d’observateurs pour qui, du fait de son manque criant d’investissements dans les infrastructures, l’Afrique a largement besoin de cette aide financière. Et pour cause !

Selon des données de la BM, pour rattraper son retard en la matière, ce continent aurait besoin de plus de 93 milliards de dollars chaque année. Or, seule la moitié de ce montant est couverte par le financement qui vient de lui être promis.

L’augmentation des financements de l’AID va notamment profiter à quelques 448 projets déjà en cours en Afrique subsaharienne, région qui représente à elle seule plus de la moitié des pays éligibles aux financements de cette institution, souligne le communiqué. C’est pourquoi, l’aide à ce continent africain est devenue une urgence pour les puissances mondiales qui se sont retrouvé (17-18 mars) à Baden Baden, petite ville allemande proche de la frontière française, pour une réunion des ministres des Finances du G20 et de leurs banquiers centraux.

Lors de cette rencontre du club des grandes puissances, cinq pays africains (Côte d’Ivoire, Maroc, Rwanda, Sénégal et Tunisie) ont été, pour la toute première fois, invités à participer. Le but étant le lancement du Compact with Africa, un partenariat avec l’Afrique censé y stimuler l’investissement privé. Ce projet est également présenté comme une priorité absolue de la présidence allemande du G20 où par ailleurs, l’Afrique du Sud est la seule représentante du continent africain.

Avec Afrique Expansion


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