Le Rwanda ouvre grand ses portes tout en faisant face au défi de sécurité

Redigé par IGIHE
Le 28 décembre 2017 à 08:49

La ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Affaires de la Communauté Est Africaine, Louise Mushikiwabo, a déclaré que le maintien de la sécurité exigera beaucoup d’efforts autant qu’il ouvrira ses frontières à tous les visiteurs.

La décision d’ouvrir les frontières à tous les visiteurs a été annoncée en novembre dernier par le Service rwandais d’immigration et Emigration.

" Tous les voyageurs se rendant au Rwanda obtiendront leurs visa d’entrée à leur arrivée", dit la décision de la Direction générale de l’immigration et de l’émigration qui prendra effet le 1er janvier 2018.

Le gouvernement du Rwanda réaffirme que la décision vise à faciliter les affaires avec d’autres pays.

Cependant, une certaine opinion publique a critiqué cette décision brandissant une menace pour la sécurité nationale au moment où sévit une insécurité dans le monde liée au terrorisme.

Apparaissant dimanche sur la chaîne de télévision nationale, RBA, la ministre Mushikiwabo a déclaré qu’elle s’attend à de bons résultats pour l’économie du pays dès le début de la mise en application de cette décision. .

"Lorsque vous ouvrez les frontières aux voyageurs soucieux de se rendre dans votre pays, vous apprenez à améliorer aussi vos services qu’ils souhaitent. Cette ouverture des frontières est une décision qui a de nombreux effets bénéfiques sur l’économie du pays. Nous, les Africains, ne pouvons pas seulement coopérer avec les pays développés. Il nous faut accroître des échanges commerciaux entre nous. Cela pourra avoir un impact sérieux sur l’économie de notre continent ", a-t-elle déclaré.

Mushikiwabo a noté que la décision avait été prise quand bien même on est conscient que le monde était menacé par des problèmes de sécurité mais elle a rassuré que tous les défis avaient été pris en compte.

"Comme vous le savez, il existe actuellement une partie des pays africains qui exigent que les voyageurs passent par l’Europe ou les pays arabes avant d’y entrer. Donc, les gens devraient noter que notre décision n’est pas facile, il faut renforcer la sécurité. Nous voulons faire les choses les plus précieuses qui nous obligent à surmonter ces défis, à les dépasser dans la mesure où nous serons capables d’atteindre les choses qui auront un impact sur le continent ", a-t-elle dit.

"Avant que nous décidions d’ouvrir nos frontières, nous étions conscients de la difficulté de la mise en application de cette décision. Il nous faudra d’autres mesures, mais les questions de sécurité ne devraient pas nous enfermer dans nos pays. Nous devons aller de l’avant pour accueillir les gens d’autres pays. Premièrement, nous devons savoir qui ils sont. Grâce à l’échange d’informations, nous serons en mesure d’identifier les personnes susceptibles d’être des menaces. En fait, c’est un exercice qui est toujours fait entre pays. Nous échangeons toujours des informations directes ", a-t-elle expliqué.

Passant à la mise en œuvre, Mushikiwabo a déclaré qu’ils devront améliorer le personnel de sécurité ainsi que l’amélioration de la technologie pour le partage de l’information.

"Nous aurons besoin de stimuler le renforcement des capacités en termes de technologie et de personnel de sécurité dans les aéroports et dans nos ambassades afin que nous puissions partager l’information en temps réel. Ce n’est pas un travail facile mais c’est nécessaire ", a-t-elle dit.


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