La LDGL plaide pour l’amélioration des conditions de vie des plus pauvres

Redigé par André Gakwaya
Le 17 décembre 2017 à 07:13

Dans le cadre de l’Examen Périodique Universel (EPU) pour la mise en œuvre des recommandations données au Gouvernement du Rwanda, la LDGL (Ligue des Droits de l’Homme dans la région des Grands Lacs) plaide pour l’amélioration de la perception et des conditions de vies des plus pauvres, dont surtout des Batwa qui se considèrent comme une partie qui a été défavorisée out au long de l’histoire au niveau socio-économique, selon le premier vice-président de la LDGL, Innocent Nsabimana.

« Il est vrai que le Gouvernement du Rwanda a fait beaucoup pour les plus pauvres, dont les Batwa. Il a construit des maisons pour eux. L’éducation de leurs enfants est gratuite comme pour l’ensemble des Rwandais vulnérables. Mais quand on leur construit des maisons, et qu’on leur donne une vache, il faut aussi leur donner où planter des herbes pour ce bétail. En même temps, les autorités locales sont exhortées à continuer à les encadrer pour que progressivement, sinon rapidement, ces Batwa changent de perception. Car, il a été constaté chez eux une certaine ignorance et une résistance au changement », a-t-il indiqué.

Il a précisé que la transformation réelle de ce groupe de population est un long processus qui exige une méthodologie spécifique d’encadrement.

« Déjà certains vendent les tôles des maisons qui ont été construites pour eux, ou ils refusent de dormir sur un matelas flambant neuf ou encore ils prennent des médicaments traditionnels contre la malaria, ce qui est aberrant et inefficace. L’on comprend ici à quel niveau des efforts spéciaux doivent être fournis pour certains membres de cette composante sociale », a poursuivi le premier vice-président de la LDGL.

L’autre aspect important abordé dans la réunion est le problème récurrent de l’expropriation. Des terres sont prises à des habitants alors que ceux-ci n’ont pas encore perçu leurs frais de dédommagement. Ce qui est nettement à l’encontre des lois en vigueur dans le pays.

La LDGL exige que de telles irrégularités liées à l’expropriation soient dénoncées et rapportées à l’autorité et que des sanctions soient prises au contrevenant.

La LDGL se réjouit que le Gouvernement exécute étape par étape les recommandations qui lui ont été adressées. « L’important est cette volonté politique d’exécuter la recommandation pour le bien-être des habitants », a encore relevé Nsabimana.

L’autre aspect encore est la nécessité de protéger les défenseurs des Droits de l’Homme. A ce propos, un plaidoyer se poursuivra pour qu’on aboutisse à une loi qui protège le défenseur des droits de l’Homme afin de lui garantir un environnement favorable de travail.

L’on doit noter que la LDGL, COSYLI et ARPCDH bénéficient d’un appui de l’Union Européenne (UE) pour exécuter un projet visant à assurer une meilleure mise en œuvre des recommandations des Organes de Traités et de l’EPU au Rwanda depuis 2015.


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