Gabon : un sénateur de l’opposition convoqué par la gendarmerie

Redigé par IGIHE
Le 30 octobre 2017 à 08:40

Au Gabon, un sénateur proche de l’opposition, Jean Christophe Owono Nguéma, 6ème vice-président du Sénat, a été convoqué par les gendarmes. Il est sommé de se présenter ce lundi 30 octobre à 9h00 pour une affaire le concernant. Depuis quelques jours, Jean Christophe Owono Nguéma fait l’objet d’attaques de la part des partis de la majorité pour avoir critiqué le projet de révision de la Constitution.
Le sénateur Jean Christophe Owono Nguéma animait une conférence de presse quand ses enfants l’ont contacté (...)

Au Gabon, un sénateur proche de l’opposition, Jean Christophe Owono Nguéma, 6ème vice-président du Sénat, a été convoqué par les gendarmes. Il est sommé de se présenter ce lundi 30 octobre à 9h00 pour une affaire le concernant. Depuis quelques jours, Jean Christophe Owono Nguéma fait l’objet d’attaques de la part des partis de la majorité pour avoir critiqué le projet de révision de la Constitution.

Le sénateur Jean Christophe Owono Nguéma animait une conférence de presse quand ses enfants l’ont contacté pour lui annoncer que des gendarmes étaient passés à son domicile pour déposer une convocation.

Le motif n’est pas clairement indiqué. Le sénateur est convaincu que cette convocation fait suite à son passage sur le plateau de TV5 Monde le 19 octobre dernier. Il avait dénoncé le projet en cours de révision de la Constitution en soutenant que le projet vise à installer une monarchie au Gabon. Il avait demandé à la population de se lever pour défendre leur Constitution.

Le sénateur soupçonne les gendarmes de vouloir l’arrêter pour appel à « la révolte ». « Je me suis fondé sur l’article premier de la loi fondamentale qui recommande à tout citoyen de défendre la constitution, a affirmé le sénateur contacté par RFI. Je ne me présenterai pas. Au contraire, j’irai à mon bureau à 9 heures », a confié le 6ème vice-président du Sénat qui fait valoir l’article 38 de la Constitution qui stipule qu’aucun « membre du parlement ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions ».

Avec RFI


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