C40 à New York : d’Austin à Bamako, les villes s’engagent pour le climat

Redigé par IGIHE
Le 19 septembre 2017 à 11:18
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L’un des grands thèmes débattus à l’ONU cette semaine est le climat. En marge de l’Assemblée générale, le C40, le groupe de villes qui veulent lutter à leur niveau contre le changement climatique se réunit également à New York autour de la maire de Paris, Anne Hidalgo qui préside cette coalition. Parmi ces quelque 80 villes, des mégalopoles comme Paris donc, Austin au Texas, New York mais aussi Lagos, Addis-Abeba ou Accra. Des villes qui entendent peser sur le débat y compris en prenant le contre-pied des décisions de leur gouvernement comme aux Etats-Unis.

Même si le nombre de villes africaines est restreint au sein du C40, pour Anne Hidalgo, maire de Paris et présidente du C40, les maires africains sont mobilisés pour le climat. Des maires qu’elle côtoie notamment dans le cadre du réseau des maires francophones qu’elle préside également. « Je les vois très engagés parce qu’ils ont compris qu’avec cette nouvelle économie verte qui va chercher des énergies renouvelables ou recyclables, il y a des opportunités économiques et de développement extrêmement importante », nous explique Anne Hidalgo.

Ainsi la gestion des déchets qui il y a peu était réduite à la question de la propreté des villes, est désormais comprise comme étant source d’énergie, de création d’emploi et de développement, poursuit la maire de Paris. « Je pense à des grandes villes comme Abidjan, Bamako : il y a vraiment un engagement très fort ». Anne Hidalgo cite également le Royaume du Maroc qui « soutient très fort de cette transition écologique et énergétique sur le continent africain ».

« Heureusement que les décisions du président des États-Unis n’ont pas démobilisé les vrais leaders de la planète », conclut la présidente du C40.

Aux Etats-Unis justement, les édiles qui ont lancé une véritable guerre culturelle contre le président américain qui veut quitter l’Accord de Paris sur le climat. Elles sont certes sonnées mais toujours debout, c’est le sentiment qu’ont voulu partager les maires des grandes villes américaines, trois mois après l’annonce de Donald Trump de sa volonté de se retirer de l’accord de Paris. Rappelons que ces villes représentent 1/4 du PIB mondial et pèsent donc d’un poids certain dans la production de gaz à effet de serre.

Ainsi le maire d’Austin, au Texas, dont la ville a été durement éprouvée il y a trois semaines par l’ouragan Harvey, voudrait bien voir le president américain changer d’avis. « Ce serait certainement mieux si notre gouvernement fédéral maintenait son engagement pour l’accord de Paris, mais quoi qu’il fasse, Austin sera toujours Austinet on va continuer notre politique et faire tout ce qu’on peut. »

375 villes américaines ont déjà décidé de suivre le mouvement et de mettre en oeuvre l’Accord de Paris. Pour Bill de Blasio, le maire de New York qui avait été touchée par la tempête Sandy en 2012, cette prise en main des villes est un rayon d’espoir... « Quand on a compris que notre pays était en train de se retirer, nos villes et nos Etats ont eu un choix assez évident à faire. Nous avons dû montrer notre volonté d’y aller seuls et de repenser notre rôle dans ce contexte national »

En campagne pour sa réélection, Bill de Blasio a d’ailleurs annoncé qu’il obligerait près de 15 000 immeubles parmi les plus polluants à New York, du fait d’une mauvaise isolation ou de chauffages défaillants, à se mettre aux normes. Cela équivaut au retrait de près de 900 000 voitures dans la ville.

Avec Rfi


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