Urgent

Burundi : le camp de l’opposant Agathon Rwasa s’inquiète pour sa sécurité

Redigé par IGIHE
Le 30 mars 2017 à 03:38

Au Burundi, le porte-parole des FNL d’Agathon Rwasa, considéré comme le principal opposant au président Pierre Nkurunziza, lance un cri d’alarme. Il accuse le pouvoir burundais d’avoir durci depuis le début de l’année la répression contre leur mouvement qui n’est pas reconnu officiellement par le gouvernement, et il va plus loin en parlant d’un complot qui viserait à éliminer leur leader qui est pourtant premier vice-président de l’Assemblée nationale.
Preuve de cet acharnement, selon le porte-parole (...)

Au Burundi, le porte-parole des FNL d’Agathon Rwasa, considéré comme le principal opposant au président Pierre Nkurunziza, lance un cri d’alarme. Il accuse le pouvoir burundais d’avoir durci depuis le début de l’année la répression contre leur mouvement qui n’est pas reconnu officiellement par le gouvernement, et il va plus loin en parlant d’un complot qui viserait à éliminer leur leader qui est pourtant premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Preuve de cet acharnement, selon le porte-parole des Forces nationales de libération (FNL) d’Agathon Rwasa, plus de 200 militants de ce mouvement ont été arrêtés à travers tout le pays depuis janvier, dont 27 rien que la semaine passée. Et tout cela n’a qu’un seul objectif, assure Aimé Magera, un porte-parole des FNL qui vit en exil pour préserver sa liberté de parole : « Depuis février, la pression s’est beaucoup accentuée sur les nouveaux membres afin de mettre la pression sur Rwasa parce qu’il y a un plan de l’éliminer physiquement ou à défaut de le jeter en prison ».

Le numéro deux et porte-parole du ministère burundais de l’Intérieur, Thérence Ntahiraja, rejette vivement ces accusations, qu’il met sur le compte d’une simple « stratégie de communication » : « C’est une stratégie politique qui a été prise par le mouvement politique d’Agathon Rwasa pour pouvoir toujours garder ensemble le même groupe et ses membres, qui sont lui sont fidèles ».

Plusieurs ONG locales ou internationales dénoncent régulièrement le sort parfois cruel réservé aux militants de ce mouvement. Térence Ntahiraja balaie d’un revers de main ces accusations en assurant, comme Bujumbura le fait depuis des mois, que leurs rapports sont « mensongers ». Au Burundi dit-il, « les criminels sont punis sans tenir compte de leur appartenance politique ».

Avec rfi.fr


Publicité

AJOUTER UN COMMENTAIRE

REGLES D'UTILISATIONS DU FORUM

Publicité