Attentat en Somalie : vague de solidarité alors que le décompte macabre continue

Redigé par Alexandre Billette
Le 17 octobre 2017 à 01:08

Le gouvernement somalien poursuivait ses efforts lundi 16 octobre pour aider les familles des victimes de l’attentat de samedi à Mogadiscio à retrouver la trace de leurs proches disparus. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier de l’histoire de la Somalie : de source médicale, plus de 300 personnes ont été tuées et 300 autres ont été blessées. Deux jours après, cet attentat entraîne une grande vague de solidarité.
Depuis longtemps, les attentats quasi quotidiens à Mogadiscio ne faisaient plus la une (...)

Le gouvernement somalien poursuivait ses efforts lundi 16 octobre pour aider les familles des victimes de l’attentat de samedi à Mogadiscio à retrouver la trace de leurs proches disparus. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier de l’histoire de la Somalie : de source médicale, plus de 300 personnes ont été tuées et 300 autres ont été blessées. Deux jours après, cet attentat entraîne une grande vague de solidarité.

Depuis longtemps, les attentats quasi quotidiens à Mogadiscio ne faisaient plus la une des médias internationaux. Mais l’attaque sans précédent du Kilomètre 5 a remis la Somalie au centre de l’attention.

Plusieurs pays ont montré une solidarité symbolique. A Paris, par exemple, la Tour Eiffel s’est éteinte à minuit.

D’autres ont envoyé une aide matérielle. En première ligne, la Turquie (lire notre encadré). Lundi, un avion médicalisé a transporté 35 blessés à Istanbul. Djibouti a de son côté envoyé trente médecins.

Les Etats-Unis, qui appuient les troupes somaliennes, se sont dits prêts à renforcer leur soutien. Certains ont néanmoins rappelé que depuis janvier, Washington restreint sévèrement l’obtention de visas pour les Somaliens.

A Mogadiscio, la solidarité est également de mise. Les gens affluent dans les hôpitaux pour donner leur sang, comme Mukthar Robow, l’un des fondateurs des shebabs. Repenti depuis 2012, l’homme a fortement condamné l’attaque.

Des cadavres non identifiés enterrés

Des dizaines de corps ont été enterrés. 165 dépouilles non identifiées ont notamment été inhumées et le décompte macabre va continuer car les fouilles se poursuivent sur les lieux de l’attentat.

« Parfois on entend des cris sous les gravats et un survivant est sauvé. Mais la plupart du temps, les secouristes dégagent des cadavres », explique un habitant.

Certaines tragédies deviennent tristement célèbres, comme celle d’une étudiante en médecine qui devait être diplômée lundi. Son père, venu spécialement de Londres pour assister à la cérémonie, devra finalement assister à ses funérailles.

La Turquie, un soutien pas désintéressé

Avec Rfi


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