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Un complot de Museveni contre le Rwanda ; les idéologues du génocide des Tutsi asseoient de nouvelles stratégies

Redigé par Jovin Ndayishimiye
Le 17 février 2021 à 04:46

Ces dernières semaines, la Grande Bretagne (GB) affiche un comportement politique négatif dans ses relations avec le Rwanda. Et cela porte à question à la veille de la tenue de la Conférence CHOGM Juin 2021 de Kigali.

Cela a commencé quand la GB a dit que le Rwanda a beaucoup à faire dans le domaine des droits humains. Elle partait des déclarations de Johnson Busingye (Justice et Mandataire de l’Etat Rwandais) devant la Commission onusienne des droits humains réagissant au Rapport annuel de cette Commission. Busingye brossait alors le tableau des réalisations du Gouvernement rwandais suivant les recommandations relatives à la liberté d’expression, liberté de presse, indépendance judiciaire et autres, qui lui avaient été faites cinq ans auparavant par ladite commission.

L’ambassadeur de la GB à Génève, Julian Braithwaite, a alors déclaré que son pays n’était pas convaincu des explications données par le Ministre rwandais de la justice arguant que le Rwanda a beaucoup de lacunes à combler dans le domaine des droits humains et des libertés d’expression.

"Le Rwanda en tant que membre des pays anglophones, nous lui demandons de se conformer aux valeurs pronées par la Communauté du Commonwealth en rapport avec la démocratie, le respect des lois et des droits humains", a dit l’ambassadeur provoquant un changement dans l’attitude du gouvernement de la reine Elizabeth en décidant d’interdire l’entrée dans l’espace britannique aux passagers venant du Rwanda.

Cette décision de blocus aérien aux avions et passagers en provenance du Rwanda est tombée comme un couperet au point que le Gouvernement rwandais a dû demander des explications au Gouvernement britannique. Cela sentait autre chose que des mesures de lutte contre la propagation du Covid 19. Cela a été interprêté comme une injustice sur le Rwanda. Le Gouvernement britannique n’a jusqu’à ce jour réagi à la démarche rwandaise.

La nouvelle et soudaine position anglaise est inquiétante. D’aucuns ont commencé des analyses fouillées pour tomber sur une piste ugandaise. Ces analystes pointent du doigt un complot ourdi par le Président ugandais Yoweri Museveni par l’entremise de son homme de main, le journaliste Andrew Mwenda.

Ces analystes détiennent une information qui conforte l’idée du complot ugandais contre le Rwanda. Cette information veut que Museveni aurait acheté les services d’une Maison anglaise de Communication. Ces services à offrir sont une série de stratégies de campagne médiatique et de propagande politique destinées à encenser le régime ugandais et à salir le Rwanda surtout dans le chapitre des droits humains. Le complot revient à peindre en noir la situation des droits humains dans le pays.

Cette Maison de Communication anglaise qui fait ce sale boulot est payé par Tullow Oil PLC, une société de prospection pétrolière dans le Lac Albert.
D’autres informations font état d’une chaîne d’intervenants chargés de salir le Rwanda pour le compte de Museveni avec Andrew Mwenda comme cerveau du complot et le Secrétaire d’Etat britannique aux Affaires Africaines James Duddridge, ami intime à Museveni.

C’est pitoyable de voir que les inimitiés de Yoweri Museveni envers son cousin rwandais Paul Kagame se transporte sur le terrain médiatique au moment où la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernements des pays du Commonwealth de juin 2021 se prépare avec effervessence à Kigali.

Une panoplie d’actions négatives
Le régime actuel rwandais subit des assauts de ses contradicteurs. Ceux-ci semblent s’organiser à l’extérieur avec des relais intérieurs. Certains d’entre eux viennent de nulle part. Ils sont parachutés sur le terrain médiatique et ils y vont très maladroitement. C’est le cas d’une femme Yvonne Idamange qui charrie des argoties qu’elle mêle avec des demi vérités et un grand transport de colère.

" ... elle avait publié une dernière vidéo très virulente dans laquelle elle assure que le président Paul Kagame serait mort depuis longtemps. Une fausse rumeur régulièrement relayée sur les réseaux sociaux. Le communiqué de la police indique que ses vidéos sont un mélange de politique, de folie et de propos criminels et qu’elle a blessé un officier avec une bouteille lors de son interpellation", rapporte la RFI de ce 16 février 2021".

Les contradicteurs du régime rwandais semblent bien mesurer leurs coups. Tout semble concourir à salir le régime qui doit accueillir un sommet important, le CHOGM Kigali Juin 2021, devant consacrer le Rwanda dans le concert des pays membres du Commonwealth.

Une stratégie macchiavélique si l’on veut bien le croire. Mme Yvonne Idamange, 38 ans, surgit n’importe comment accusant le régime de ne pas avoir aidé comme il faut les rescapés du génocide et de faire des mémoriaux du génocide un fonds de commerce. Cette dame n’annonce rien de nouveau. Ce qui est nouveau c’est que les commanditaires ont bien étudié leur coup et l’ont fait porter à cette rescapée du génocide.

Une enquête poussée pourra montrer que ce sont les milieux politiques négationnistes du génocide avec maître d’oeuvre, l’abbé défroqué Thomas Nahimana vivant en France, qui auraient bien peaufiné cette stratégie de communication propagandiste politique. Ils auraient instrumentalisé les rescapés du génocide en qui ils auraient inculqué une grosse colère partant de l’accusation sans fondement comme quoi le régime aurait tué leur idole, l’artiste Kizito Mihigo.

Et vlan ! Le régime rwandais actuel qui lutte pour rassembler tous les éléments légaux et instruments juridiques pour légitimer un Fonds de réparation des victimes du génocide, va être honni par les rescapés, eux-mêmes.

De ceci, il se dégage que les détracteurs du régime rwandais sont nombreux et divers. Ils poursuivent les mêmes objectifs en adoptant des stratégies variées. Ainsi, les métropoles occidentales scrutent à la loupe toute violation des droits humains.

Les rwandais négationnistes du génocide des Tutsi, eux, recourent à toutes les activités subversives possibles, y compris la lutte armée avec les Rusesabagina, Twagiramungu et autres, et quantité des publications journalistiques et livres aux relents vénimeux pour encenser leurs idées et attirer les sympathies des Occidentaux qui cachent difficilement un désamour envers Kigali qui ne veut pas lâcher l’idée de l’indépendance économique et politique.

Dans le fond, les cheminements idéologiques des uns et des autres sont différents mais ils concourent à une même finalité : battre en brèche le régime indépendantiste de Kigali qui tire sa légitimité dans la lutte contre les idéologues du génocide perpétré contre les Tutsi du Rwanda de 1994.


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