Urgent

Les forces de l’ordre répandent à terre 2300 litres de vin prohibé, autorités sanitaires muettes sur la nocivité de ce vin

Redigé par IGIHE
Le 3 janvier 2021 à 12:26

Une opération conjointe de forces de maintien de la paix et de l’ordre public et des autorités administratives de la base communautaire a été menée dans quatre districts de la Province du Sud en ce 1er janvier 2021.

Elle consistait à faire le tour des bistrots des centres de négoce pour saisir un vin fabriqué artisanalement dit MURITURE. Ce vin est connu comme nocif pour la santé de son consommateur. Pourtant les autorités sanitaires peuvent ne pas l’avoir pris dans leurs labos pour évaluer scientifiquement son niveau de toxicite.

Au cours de cette journée, 2.305 litres de ce vin ont été saisis et détruits sur-le-champ par ces autorités et agents de l’ordre qui se déplaçaient avec des jeunes gens formant une association de volontaires au développement.

De simples témoignages vivants disent ce breuvage est fabriqué à partir d’ingrédients non encore connus. Ils disent qu’il est produit dans des conditions peu hygiéniques. Quand ils en viennent à l’état d’ébriété avancé des consommateurs, ils disent que ceux-ci commettent des actes de coups et blessures, de violences diverses, de vol et autres.

Au moment où le porte parole de la Police Nationale en province du Sud est satisfait de la collaboration avec les forces de l’ordre des autorités de base et des citoyens dans cette opération de grande envergure, la consommation de ce vin prohibé et consommé à l’échelle nationale pose un problème sérieux au point que sa saisie et la répression qui s’ensuit peuvent ne pas être des mesures permettant l’éradication de cette tendance alimentaire jugée négative par les non consommateurs et pourtant prisée par les classes sociales pauvres rwandaises.

Où sont les milieux de recherche universitaires pour étudier le phénomène pour, à la fin, passer le relais aux services d’hygiène public pour montrer comment et dans quelles conditions produire ce vin populaire qui répondrait cette fois-là aux normes autorisées ?

Il existe une tendance actuelle dans la conduite des affaires publiques rwandaises consistant à ne pas travailler de façon associative sur des phénomènes de société donnés. Ici, les instances diverses, publiques et privées, qui se donneraient une mission de collaboration sur un phénomène donné, peuvent donner des résultats plus performants.


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